Objection Votre Honneur



Publié le mercredi 18 février 2009


Mercredi 18 février 2009

COMMÉMOMASO 1759 - Le délire de sevrage du 400 ième.

 

Dans sa chronique du Journal de Montréal du mardi 17 février 2009, Jean-Jacques Samson titre sa chronique, « La botte de terroristes ».  Il monte en épingle les rumeurs de menaces, d’intimidations et de chantage qui auraient menée à l’annulation de la reconstitution de la bataille des Plaines d’Abraham. Il ne s’interroge pas sur les causes de l’exaspération des purs et durs. Pas un mot sur la fin de non recevoir  du fédéral et en particulier de la belliqueuse José Verner, au tsunami de protestation populaire qui ont précédée la sortie de Pierre Falardeau.

 

L’entêtement buté de Juneau, de Verner et de Labaume sont la référence démocratique de Samson pour traiter les opposants d’exaltés atteint de délire paranoïaque. Maladie qui semble l'affecter lui même, lorsqu’il écrit en parlant de Falardeau et de Bourgeois: « les petits terroristes d'opéra sortent renforcés de ce débat…. Hardis, ils se croiront capables d'arracher la rétrocession au Québec des Plaines, du port, de l'aéroport, de la Citadelle, et de faire déboulonner la statue de Wolfe ! » . 

 

Samson déplore à mot couvert l’absence de la famille royale au 400e de Québec, cette grande fête où seul le volet britannique de l’histoire du Québec aurait été occulté. Honteux ! Il doit être le seul encore à penser comme Harper que Champlain a fondé le Canada et que la reine du Canada passe avant le drapeau du Québec.  Fort de sa vérité fédéraliste, Samson, fidèle sujet de sa majesté, accuse le solliciteur général Jacques Dupuis d’avoir manqué de colonne devant le courant nationaliste.  Ah, le bon vieux temps où Duplessis envoyait sa police provinciale pour écraser les grévistes et protestataires à coup de matraque. Décidément, Dupuis n’a pas la trempe de Duplessis.

 

En défense du projet unilatéral et passablement fêtard d’André Juneau, Samson  écrit : « Les Américains commémorent les attentats du 11 septembre ; ils ne les célèbrent pas ». Mais si on se fie au 400e, c’est le party qui aurait pris le dessus, si la patente à Juneau avait passé. Toujours en défense du party, qu'il tente d’anoblir du terme commémoration, Samson cite en bon exemple la commémoration de la déportation, que les Acadiens fêtent le 15 août de chaque année.

 

Oups, distinction importante. Les Américains ne commémorent pas le 11 septembre en lançant des drones sur des maquettes du World Trade Center en carton avec des mannequins de guenille que l’on précipite dans le vide. De leur coté, les Acadiens ne commémorent pas la déportation des leurs, en costumant des soldats anglais qui bousculent des paysans français dans les chalutiers  du port de Caraquet.

 

Avec le tintamarre, les acadiens fêtent leur survivance, mais avec la patente à Juneau on aurait célébré notre défaite. Il faut donc tout expliquer.

 

Dans un dernier soubresaut de dépit, Samson termine en écrivant : «Au Québec, toutefois, les événements à commémorer, par qui, et quel sens leur donner, seront cependant décidés dorénavant par le tribunal du Réseau de la résistance du Québec de Pierre Falardeau et Patrick Bourgeois ».  À bien y penser c’à serait sûrement plus conforme en terme de sobriété, que doit avoir une commémoration, si en en juge par celle que Bourgeois et compagnie ont fait dimanche le 15 février 2009 pour rappeler la pendaison des patriotes au pied du courant à Montréal. Pas de bal masqué au Palais des Congrès à cette occasion.

 

C’est lorsqu’on constate l’incompétence et la médiocrité incroyable de la Commission des Champs de Batailles dans l’organisation et la promotion de l’évènement, qu’on réalise qu’il se gaspille beaucoup trop de coup de pied dans le cul. Celui que Charest leur a servi par son refus de participation, n’a vraisemblablement suffit à insuffler un minimum de jugement à ces amateurs de la commémoration plus «Canadian» que Québécois.

Il faudrait que M. Samson se branche à savoir si une commémoration doit être sobre ou si c’à doit être un party économiquement rentable comme le 400e.  Est-ce qu’on a le goût de fêter nos victoires et de commémorer nos défaites ou l’inverse ?

On a la nette l’impression que pour les capitalistes cupides de Québéc, la sobriété est l’image de marketing vertueuse utile seulement pour faire accepter le gros party qui se cache sous n’importe quelle commémoration. Ils sont du genre: « Ill drink to that, and Ill drink to anything » Cheers!

Pas facile le sevrage après l’euphorie des 12 mois du 400e.

 

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Voici une autre manifestation du délire de sevrage des célébrations du 400 e.

 

L’ineffable Marc Simard de l’extrême droite de Québec, à qui La Presse accorde une demi-page avec grande photo écrit : « Les tenants de la souveraineté ont kidnappé l’interprétation de l’importance de la bataille des Plaines».

 

« kidnappé l’interprétation de l’importance » !  Combien de rançon ?

 

À la toute fin de son long papier sur l’histoire de la Nouvelle France, M. Simard laisse sortir le chat du sac : «N’en déplaisent à ceux qui sont opposés à cet évènement, ce n’est pas en donnant des cours d’histoire sur les Plaines, qu’on va attirer des touristes à Québec l’été prochain».

 

 C’est là que le bas blesse ! L’histoire ce n’était qu’un prétexte pour  accuser les souverainistes de kidnappeur d'interprétation d'importance de la significaton du rôle de........       Pitoyable